Soins de santé
1 personne admise à l’hôpital sur 10 s’y retrouve en raison des répercussions de l’usage de substances sur sa santé
En 2024, on a enregistré au Canada près de 300 000 hospitalisations liées à l’alcool ou à la drogue, ce qui représente 12 % du total annuel. La majorité concernait les effets globaux de l’usage de substances sur la santé : cancers, maladies cardiovasculaires, maladies hépatiques, blessures, maladies infectieuses et autres affections aiguës et chroniques. Seule une faible proportion concernait le trouble lié à l’usage de substances (dépendance). Ces données sont tirées du rapport Coûts et méfaits de l’usage de substances au Canada (CEMUSC) : soins de santé (2017-2024).
En 2024, les soins de santé liés à l’usage de substances ont coûté 16,4 milliards de dollars, l’alcool (7,8 milliards de dollars) et le tabac (6,8 milliards de dollars) représentant 90 % du total. Au Canada, environ 87 % des adultes ont consommé au moins une substance psychoactive, que ce soit l’alcool, le tabac, le cannabis, les opioïdes ou d’autres substances, dans la dernière année.
Les coûts de soins de santé associés aux opioïdes connaissent la hausse la plus rapide. Ainsi, même s’ils ne représentent que 4,4 % des coûts totaux, les coûts par personne ont augmenté d’environ 30 % de 2017 à 2024, ce qui est probablement attribuable aux drogues non réglementées, toxiques et instables, ainsi qu’à d’autres facteurs contributifs.
Le montant de 16,4 milliards de dollars se ventile ainsi :
- Médicaments sur ordonnance (4,9 milliards);
- Hospitalisations (4,6 milliards);
- Rémunération des médecins (3,9 milliards).
Le projet CEMUSC aide à mieux comprendre les coûts et méfaits socio-économiques de l’usage de substances au Canada. L’information ainsi obtenue aide à cerner l’ampleur des coûts et méfaits de l’usage de substances, ce qui est essentiel à une allocation efficace des ressources pour répondre aux besoins des Canadiens.
À qui cette information sera utile?
Les responsables des politiques, les experts en santé publique, les chercheurs et d’autres acteurs peuvent utiliser les données CEMUSC pour :
- Concevoir, financer et promouvoir efficacement des initiatives et des ressources sur la prévention, le traitement et la réduction des méfaits
- Suivre les tendances pancanadiennes et identifier les populations vulnérables
- Guider la prise de décisions relatives aux politiques et aux programmes à l’échelle locale, provinciale et territoriale, et nationale
- Faire ressortir les lacunes dans les connaissances et décrire des pistes d’amélioration des systèmes nationaux de déclaration des données